C’est un lourd réquisitoire qui a été requis par le procureur de la république du tribunal d’Oran ce mardi 27 octobre dans l’affaire qui réunit le journaliste Saïd Boudour et le lanceur d’alerte Noureddine Tounsi, indique le comité national pour la libération les détenus CNLD.  Lors du procès,  le juge de tribunal d’Oran a refusé la requête des avocats, à propos de la présence du  détenu Noureddine Tounsi,  pour le représenter au procès, nécessairement qu’il est actuellement en détention « dans la même zone du pénitencier  d’Oran et le champ de compétence du tribunal d’Oran », précise la même source CNLD.  En son absence à l’audience, le parquet a requis 2 ans de prison ferme et 100 000 da à son encontre et à l’encontre du journaliste Saïd Boudour, en attendant le verdict qui sera prononcé le 17 novembre prochain.

Pour ce qui est de la mise en accusation, Saïd Boudour est poursuivi pour « outrage aux institutions de l’État » et « menaces et tentative d’extorsion de fonds » alors que le second doit répondre seulement du second chef d’accusation. Les deux accusés avaient été interpellés et présentés devant la justice en octobre 2019 suite à une plainte déposée par un citoyen affirmant avoir fait l’objet d’un chantage des suspects qui auraient exigé de l’argent en contrepartie de leur silence sur des affaires privées. Précisons que, Noureddine Tounsi, avait été arrêté le 21 septembre 2020 et placé en détention. Pour ce qui est du cyberjournaliste Saïd Boudour, il avait été arrêté le 6 octobre de l’année dernière. Après onze (11) jours de détention, il a été remis en liberté provisoire après sa comparution devant le juge d’instruction, le 17 octobre 2019. Ce qui n’a pas été de l’avis du  procureur de la république, qui quelques jours après, avait interjeté appel auprès de la chambre d’accusation qui a pour sa part ordonné son placement sous mandat de dépôt le 29 octobre de cette même année.  Rappelons qu’en mars 2020, après avoir une nouvelle fois examiné les éléments du dossier et écouté les arguments des parties, la chambre d’accusation a prononcé un non-lieu concernant les chefs d’accusation à caractère criminel, et renvoyé le dossier devant le tribunal correctionnel.

Hadj Hamdouche

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