Une certaine émulation semble ainsi naître au fil des mouvements et des déclarations faits par les organisations syndicales, cette année dans le secteur de l’éducation. Malgré l’incubation opérée sur cette information,  la journée de protestation de mercredi dernier dans les établissements scolaire n’aura pas été sans effets. Dans ce contexte, Sadek Dziri, le patron du syndicat UNPEF, s’est félicité  du taux de suivi de son appel à une journée de protestation mercredi, avançant un pourcentage d’adhésion de 60,50 %, malgré  « des fortes pressions exercées dans certaines wilayas contre les protestataires ». Dans un communiqué publié, au terme de la journée de protestation, le syndicat  a jugé que  « la  journée de protestation à laquelle avait appelé l’UNPEF a connu une importante mobilisation des personnels de l’éducation ». Après ce qu’il estime être « un succès éclatant de la grève », le syndicat de Sadek Dziri, fort de cette adhésion, appelle le ministère de l’éducation à abandonner « la politique de l’autruche en faisant la sourde oreille et prendre en charge les revendications », prévenant, par ailleurs « être prêt à toute position », en cas de refus de la tutelle. Depuis la reprise des cours dans le contexte sanitaire que l’on sait, un malaise couve dans les établissements scolaires et vient se greffer aux éternelles revendications socioprofessionnelles qui reviennent chaque année comme des marronniers, en plus des dernières déclarations de certains responsables, faisant porter le chapeau aux enseignants de la propagation de la pandémie dans les écoles. En rapport avec la situation sanitaire, l’UNPEF a, par exemple, formulé des propositions, notamment l’allégement des emplois du temps des enseignants dans les trois paliers, par la suppression de certaines matières dites « secondaires », la réduction d’une séance de cours à 45 minutes ainsi que le maintien de la journée de samedi comme deuxième jour de repos hebdomadaire. Au plan socioprofessionnel, le syndicat revient à la charge sur sa plate-forme de revendications, réclamant notamment « l’application immédiate de décret présidentiel 14/266 avec effet financier rétroactif depuis sa promulgation ».

Hadj Hamdouche

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